Moustique tigre : une propagation du spécimen et une augmentation des contaminations virales

Le « moustique tigre » (ou aedes albopictus), déjà installé depuis de nombreuses années dans les territoires ultra-marins, est arrivé en métropole en 2004 et n’a cessé de se développer depuis lors, en s’implantant dans pas moins de 51 départements.

Les cas de contamination « autochtone » (contamination d’un individu n’ayant pas quitté le territoire national dans un délai supérieur à la période d’incubation de 15 jours) du chikungunya, du zika et de la dengue ayant nettement augmenté au cours de l’été et l’automne 2019, les autorités sanitaires renforcent leur vigilance et diffusent des conseils de prévention aux professionnels de santé.

L’objectif poursuivi est de mobiliser et prévenir pour endiguer la propagation en métropole.

Dans ce cadre, les règles élémentaires de prudence communiquées par le ministère de la Santé doivent être rigoureusement appliquées dans les Accueils Collectifs de Mineurs (ACM).

Les chiffres de la progression des virus en métropole

Du 1er mai au 18 octobre 2019 :

  • 529 cas importés de dengue dont 16 % avaient séjourné sur l’Ile de la Réunion ;
  • 49 cas importés de chikungunya ;
  • 6 cas importés de zika ;
  • 9 cas autochtones de dengue ;
  • 2 cas autochtones de zika.

Deux cas autochtones de dengue ont été signalés dans le département du Rhône (en cours de confirmation) ; un foyer de 7 cas autochtones de dengue a été identifié dans les Alpes Maritimes et deux cas autochtones d’infection par le virus zika ont été identifiés dans le Var.

Les règles de sécurité à respecter en ACM

 Dans les départements où le moustique est présent, le Gouvernement recommande l’application de gestes simples pour éviter sa prolifération et, avec elle, les risques de contamination par les maladies dont il peut être le vecteur :

  • porter des vêtements longs et amples, si possibles imprégnés d’insecticide ;
  • utiliser du répulsif anti-moustique ;
  • utiliser des diffuseurs électriques à l’intérieur des lieux d’accueil et des serpentins à l’extérieur ;
  • détruire ou assécher toute réserve d’eau stagnante à l’extérieur ou à l’intérieur du domicile.

Si le séjour se déroule dans un pays ou une région où circulent les virus de la dengue, du zika ou du chikungunya, l’organisateur doit veiller à l’application rigoureuse de ces mesures de prudence.

Dès l’apparition de symptômes inhabituels consécutifs à une piqûre (fièvre, frissons, maux de têtes, douleur rétro-orbitaire, nausées, douleurs articulaires ou musculaires, etc.), il convient de consulter un médecin. Dans les jours qui suivent, les mesures de protection doivent continuer d’être appliquées par l’individu contaminé, pour éviter la diffusion de la maladie.

morgan Bertholom
m.bertholom@jpa.asso.fr