Recommandations pour les activités de loisirs aux abords des canaux et des rivières

En ce début de période estivale, la tentation peut être grande de se rafraîchir à proximité des étangs, des rivières et des cours d’eau, pour une baignade ou d’autres activités de loisirs (randonnée pédestre ou cyclable, pêche…).

Voies navigables de France (VNF) adresse ses recommandations pour un partage des espaces et des activités menées dans le respect et la sécurité de tous.

Les baignades dans les canaux et les rivières sont interdites

VNF rappelle en premier lieu qu’il est interdit de se baigner dans les canaux et que la baignade n’est autorisée que dans certaines rivières. Chaque année, cette interdiction n’est pas respectée, le plus souvent par méconnaissance des textes et des dangers encourus.

Afin de savoir si une activité de baignade est autorisée, VNF invite à se rapprocher des communes pour vérifier l’agrément au cas par cas.

A noter : l’interdiction de baignade dans les canaux gérés par VNF est fixée par arrêté préfectoral. La police des baignades et des activités nautiques (en mer et en eaux douces, par exemple un étang) relève de la compétence des maires (article 2213-23 du Code général des collectivités territoriales), dès lors que ces lieux de baignade, aménagés ou non, sont sujets à une fréquentation régulière et importante de baigneurs.

Des risques de noyade bien réels

Ce type de baignade en eau douce génère d’importants risques de collision ; les sauts depuis les ponts exposent leurs auteurs à des risques de chute mortelle, les cours d’eau étant de profondeur variable et possiblement jonchés d’objets métalliques lacérants, tandis que les baignades en amont et en aval des écluses exposent les baigneurs à des heurts avec les équipements de retenue d’eau ou les bateaux.

Même en l’absence de collision, les rivières, cours d’eau et canaux présentent des risques de noyade plus élevés qu’en piscine ou dans la mer, en raison de courants imprévisibles et d’une mauvaise visibilité sous l’eau (limitée à quelques centimètres), rendant le sauvetage d’un baigneur en immersion, a fortiori celui d’un mineur, difficile voire impossible.

Les changements de courants et de débits peuvent donner lieu à des variations importantes de températures, susceptibles d’augmenter le risque d’hydrocution. Un risque de contamination par des bactéries ou maladies telles que la leptospirose (maladie potentiellement mortelle et véhiculée par les urines des rongeurs) est encore possible.

Il conviendra donc, même en cas d’autorisation municipale de baignade, de s’assurer :

  • d’être en bonne forme physique
  • que la baignade dans le cours d’eau ne semble pas dangereuse
  • de demeurer vigilant, à soi et aux autres, au cours de la baignade
morgan Bertholom
m.bertholom@jpa.asso.fr